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Sonnet à un passant

jeudi 22 septembre 2011, par MO

Le ciel silencieux au fond de moi plongeait.
Soudain, devant mes yeux, l’ombre mystérieuse
D’un inconnu surgit. Sa forme harmonieuse
Ravive en mon esprit un souvenir que j’ai.

Je m’imagine alors, corps tendu comme un arc,
Mon amant d’autrefois, ami de Michel Ange
Dont le corps d’ambre blond, et le visage d’ange
Me hantent chaque nuit. Je le suis dans le parc.

C’est bien lui ! Quel bonheur ! Mon amour, mon grand maître
Va s’élancer vers moi... Mais son trop long silence
Résonne comme un glas, terrible indifférence,

Et son regard éteint ne daigne pas paraître
Se souvenir de moi. Vitriol, à mon aide,
Sculpte lui le portrait de son âme si laide.

Voir en ligne : À une passante, sur Wikisource

3 Messages de forum

  • Sonnet à un passant 5 octobre 2011 11:47, par Daniel BILOUS

    Cher auteur,

    Je suis peut-être tatillon, mais je vous signale que le v. 14 :
    "Je veux du vitriol pour le faire disparaître."
    compte 13 syllabes : impossible, en effet, d’élider le -e de "faire", car il est devant le d- de "disparaître", et de toutes façons Baudelaire ne se donne jamais cette licence-là. Vous pourriez récrire :
    "Je veux du vitriol pour le voir disparaître."

    Pastichiellement vôtre,
    Daniel Bilous

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    • Sonnet à un passant 5 octobre 2011 19:12, par Franck Garot

      Vous avez absolument raison : ce vers comportait 13 syllabes. Tout comme le premier.

      Je viens de mettre en ligne la version finale qui corrige ces deux problèmes, ainsi qu’une erreur de rime qui a nécessité de modifier le dernier tercet.

      J’avais cette version en attente depuis des jours. Mea culpa.

      Merci pour votre visite, en espérant vous revoir par ici. Lundi, par exemple, pour me signaler si je n’amoche pas trop ce cher Verlaine (vous y lirez aussi Rimbaud revisité à la manière de l’Oulipo, licence prosodique incluse pour le coup) .

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  • Sonnet à un passant 17 octobre 2011 18:41, par Ma

    Un homme un soir
    Dans les ombres d’un parc
    Mais l’amour
    S’évapore
    Dans le beau de l’air...

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